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Les élus locaux et les plaintes de voisinage dans les grandes agglomérations

Marina GIROD DE L'AIN - Maire-adjoint à la santé, Ville de Grenoble, 1ère Vice-présidente de l’Association « Elus, Santé publique et Territoires »

Année de publication : 2007

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Sciences politiques

Rhizome n°29 – Le voisinage et ses troubles (Décembre 2007)

La commune reste le niveau de proximité par excellence. Les élus y sont repérés par les habitants. Le maire, mais aussi tous les élus municipaux – car facilement accessibles- sont saisis pour tout ce qui concerne le quotidien des habitants. En milieu urbain dense, cette vie de tous les jours doit conjuguer des activités parfois contradictoires. Une ville animée, étudiante, aux activités économiques fortes, ayant reconquis des habitants, et notamment des familles pour lesquelles la préoccupation de la santé est renforcée, à travers la qualité du sommeil, la qualité de la vie, qualité de l’habitat et l’état de santé.

Lorsque l’on interroge les habitants des grandes agglomérations sur la qualité de la vie en ville, le bruit est cité comme première nuisance, avant même la pollution. Parallèlement, plus que dans le reste du territoire, les grandes villes voient s’accroître la pauvreté : travailleurs pauvres en augmentation (particulièrement du fait des charges liées au logement), bénéficiaires des minima sociaux ou de la CMU davantage présents en milieu urbain.

Ces tensions sociales provoquent nuisances, mal-être, isolement, harcèlement entre voisins, demandes d’accompagnement social et besoins de soins en santé mentale.

Il n’est pas aisé en tant qu’élus d’obtenir un état des lieux complet des plaintes de voisinage ; en effet, leur réception et leur traitement se font par différentes portes d’entrée selon les délégations des élus et les services de la ville. Quand les plaintes recoupent des questions de sécurité, l’analyse en est encore plus compliquée du fait de la superposition des Polices Municipale et Nationale. (…)

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