Vous êtes ici // Accueil // Publications // Rhizome // Rhizome n°4 – Précarité visible, précarités invisibles (Mars 2001) // Définir et mesurer , selon l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale

Définir et mesurer , selon l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale

Marie-Thérèse ESPINASSE - Secrétaire Générale de l’Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale

Année de publication : 2001

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, PUBLIC PRECAIRE

Rhizome n°4 – Précarité visible, précarités invisibles (Mars 2001)

Créé par la loi du 29 juillet 98 relative à la lutte contre l’exclusion, l’observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale répond à une triple mission : collecter, organiser et diffuser les informations disponibles concernant la pauvreté, la précarité et l’exclusion ; éclairer les phénomènes peu ou mal connus ; améliorer la collecte d’information

Aux termes de la loi, l’Observatoire publie un rapport annuel sur la pauvreté et l’exclusion.

Installé en juin 1999, l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale a publié son premier rapport en novembre 2000[1].

Dans ce premier rapport, l’Observatoire a voulu dresser un état des lieux des connaissances : il a cherché à préciser et discuter les notions utilisées – pauvreté, précarité, exclusion – et donné des estimations des phénomènes observés .

1.Définir et mesurer la pauvreté

Tout d’abord – et c’est important de le rappeler – aucune définition de la pauvreté n’est universelle. Toutes les définitions reposent sur des conventions .

Depuis près de vingt cinq ans la pauvreté est mesurée en France et dans les pays de l’Union Européenne en termes relatifs à l’aide d’un indicateur monétaire : « sont considérées comme pauvres les ménages dont les ressources sont inférieures à la moitié du revenu médian , c’est à dire le niveau qui sépare la population en deux groupes équivalents. » Selon cet indicateur, entre 4,5 millions et 5,5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté ( 8 à 10% des ménages). Comme le rappellent régulièrement les statisticiens sans toujours être entendus : « cet indicateur doit être compris comme un indicateur relatif d’inégalités. Si l’on double le niveau de vie de chacun, il y a toujours autant de pauvres. Si le revenu des pauvres progresse mais moins rapidement que le niveau de vie médian, alors le nombre de pauvres augmente automatiquement .. A la limite, si personne n’a rien, il n’y a pas de pauvres… »[2] (…)

Télécharger l’article en version PDF

Publications similaires

Les violences humiliantes

travail - précarité - accompagnement - violence - aide sociale

Vincent DE GAULEJAC - Année de publication : 2004

Les mals lotis du logement ? Trajectoires et partenariats (13 novembre 2007)

logement - précarité - accompagnement - habitat - politique publique - partenariat

Orspere-Samdarra - Année de publication : 2007

Une expérimentation pour réduire les incarcérations des personnes en grande précarité présentant des troubles psychotiques sévères

précarité - prévention - détention