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Le mentorat de rétablissement : introduction d’un programme de formation médicale et d’une approche de e-learning pour-et-par les usagers

Jean-François PELLETIER - Professeur, Département de psychiatrie, Université de Montréal, Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, Programme de Rétablissement et de Santé Communautaire , Yale School of Medicine Montréal, Québec, Canada
Michael ROWE - Professeur, Co-Directeur, Programme de Rétablissement et de Santé Communautaire, Yale School of Medicine, New Haven, Connecticut, USA
Larry DAVIDSON - Professeur, Département de Psychiatrie, Directeur, Programme de Rétablissement et de Santé Communautaire, Yale School of Medicine, New Haven, Connecticut, USA

Année de publication : 2017

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES MEDICALES, Médecine

Rhizome n°65-66 – Apprendre le rétablissement (Décembre 2017)

Dans ce texte, nous présentons un nouveau programme de formation médicale, pouvant être entièrement suivi en ligne, qui repose sur une techno-pédagogie de co-construction et de croisement des savoirs. Il s’agit d’un premier programme nord-américain de formation médicale de patients, soit a) pour des usagers et proches d’usagers en rétablissement qui apprennent les uns des autres et b) par de telles personnes de qui apprennent les autres étudiants en sciences de la santé et en médecine, le tout selon la philosophie du par-et-pour et du Rien sur nous sans nous! (Nothing about us without us!)

Enseigner ce que peut être le rétablissement

Le rétablissement met en avant la capacité des personnes aux prises des troubles mentaux ou des troubles du comportement (CIM-10) à prendre le contrôle de leur vie, individuellement et collectivement, et à participer activement à la vie en société et ce, nonobstant la persistance ou la sévérité éventuelle de tels troubles. En fait, le principe actif du rétablissement est non seulement le maintien des gens dans la communauté, mais surtout la volonté de faire en sorte qu’ils soient et restent membres de la communauté(1) en y vivant à peu près comme tout le monde(2). Ce qu’il s’agit de rétablir, ce n’est donc pas nécessairement la « normalité » de la personne affectée, mais plutôt son statut de citoyen à part entière, telle qu’elle est et dans un contexte de démocratie pluraliste(3). Le fait d’être membre de la communauté implique des relations de réciprocité, alors que la citoyenneté suppose des droits, privilèges et autres responsabilités que peuvent exercer les membres d’une même collectivité et au sein de laquelle ils sont concitoyens, en principe égaux les uns des autres. La citoyenneté renvoie universellement aux droits et devoirs associés au statut de membre d’une démocratie représentative. Elle est au cœur de la réflexion philosophique depuis l’Antiquité grecque, ayant toutefois récemment fait l’objet d’un regain d’intérêt dans le champ de la santé mentale publique(4) et de l’intervention sociale auprès des populations les plus vulnérables(5). (…)

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