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Apprendre à se rétablir

Julien GRARD - Anthropologue, EMPP MARSS, AP-HM/EA3279, AMU (Aix-Marseille Université), Marseille
Céline LETAILLEUR - Médiatrice, chargée de la recherche action participative, CoFoR, laboratoire de santé publique EA 3279 AMU, Marseille
Aurélie TINLAND - Psychiatre, chercheuse en santé publique, EMPP MARSS, AP-HM/EA 3279, Marseille

Année de publication : 2017

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Anthropologie, TRAVAIL SOCIAL

Rhizome n°65-66 – Apprendre le rétablissement (Décembre 2017)

En 2016, suite à la parution d’un appel d’offres lancé par la Direction Générale de la Santé (DGS), relatif à l’autonomie en santé, une coalition d’acteurs regroupant usagers en santé mentale, Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), l’association Solidarité-Réhabilitation, l’Institut Régional de Travail Social – Provence Alpes Côte d’Azur (IRTS-Paca) ainsi que l’université Aix-Marseille (AMU), s’est réunie dans le but de proposer un projet collectif et radicalement innovant dans le champ français de la santé mentale.

C’est ainsi que les Recovery Colleges, « universités du rétablissement », développées dans le monde anglo-saxon, ont retenu l’attention du collectif et que l’idée est née de mettre en place un centre de formation au rétablissement au sein d’un Institut Régional du Travail Social (IRTS), lieu de formation.

Pourquoi ce choix ? Parce que, et ce constat est loin d’être inédit, le statut de malade, patient, usager ou personne souffrant de troubles psychiques, quelle que soit la dénomination pour laquelle on opte, est en lui-même stigmatisant(1), conduisant même à des phénomènes d’auto-stigmatisation connus depuis longtemps(2). Nous sommes partis du postulat selon lequel, d’une part, le passage d’un statut de « malade/patient/usager » à celui d’étudiant était un moteur favorisant le renforcement de l’estime de soi dans un premier temps, puis concourant dans le même mouvement à la déstigmatisation. D’autre part, l’importance du lieu dans la réception de l’information est importante : un lieu de formation n’est pas un lieu de soin, ce qui contribue à l’aspect dé-stigmatisant du dispositif : dans le cadre du montage planifié par les acteurs, c’est l’IRTS qui met à disposition une partie de ses locaux, dans un cadre bucolique et à l’écart du centre-ville de Marseille. (…)

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