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Le recours à l’interprète en santé mentale : enjeux et problèmes

Arnaud BEAL - psychologue chargé d’études, Orspere-Samdarra, Groupe de Recherche en Psychologie Sociale, Université Lyon 2
Nicolas CHAMBON - sociologue, Orspere-Samdarra, Centre Max Weber- Université Lyon II

Année de publication : 2015

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Psychologie, Sociologie, PUBLIC MIGRANT

Cahiers de Rhizome n°55 – L’interprétariat en santé mentale (Février 2015)

Cet article présente les enseignements d’une enquête de terrain menée par une équipe de recherche pluridisciplinaire de l’Orspere-Samdarra auprès de soignants en santé mentale, d’interprètes et des migrants ayant fait l’expérience d’être soignés en présence d’un interprète. Nous focaliserons notre attention sur les analyses d’entretiens de recherche effectuées avec des professionnels du soin en santé mentale portant sur leurs rapports expérientiels et représentationnels à l’interprétariat dans leurs pratiques professionnelles. D’une part, un regard psychosocial s’intéressera particulièrement aux représentations construites à propos du recours aux interprètes de la part des soignants. D’autres part, à partir d’une lecture pragmatiste, nous interrogerons ce qui fait épreuve dans le recours à l’interprétariat professionnel.

Les recherches menées en sciences humaines et sociales sur l’interprétariat n’ont trouvé, jusqu’à présent, que très peu d’écho en France, mises à part quelques recherches récentes (Schwarzinger , 2012 ; Ticca & Traverso, 2015). A contrario, les chercheurs anglo-saxons[1] ont largement investi cet objet d’étude s’intéressant (pour une revue de la littérature cf. Brisset et al., 2012) aux attentes quant aux rôles de l’interprète, aux difficultés de la pratique de soin avec ce tiers[2], ainsi qu’aux caractéristiques spécifiques de la communication dans cette situation (Ticca & Traverso, 2015). Aussi, si certaines recherches ont montré que la présence d’un interprète professionnel augmentait la qualité du soin de personnes allophones (Karliner et al., 2007 ; Bauer & Alegria, 2010.), l’efficacité du soin avec interprète fait quelque peu polémique (Schwarzing, op. cit). (…)

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