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La mesure de la qualité de vie en psychiatrie et santé mentale : historique et perspectives

Laurent BOYER - PH Service Epidémiologie, Economie de la Santé - Unité de recherche : Maladie Chroniques et santé Publique (EA3279) - APHM, Aix Marseille Université
Pascal AUQUIER - PU-PH Service Epidémiologie, Economie de la Santé - Unité de recherche: Maladie Chroniques et santé Publique (EA3279) - APHM, Aix Marseille Université

Année de publication : 2014

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Santé publique, Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES

Rhizome n°52 – Santé mentale et santé publique : distance et proximité de disciplines connexes (Juin 2014)

Si dans le domaine de la recherche en médecine somatique et en sciences humaines, la notion de qualité de vie est apparue dès la fin des années 40, le recours à des instruments de mesure de la qualité de vie est un phénomène relativement récent en psychiatrie et santé mentale puisqu’il remonte au début des années 80. Plusieurs raisons ont pu être invoquées pour ce retard d’intérêt. La première consistait en une réticence à quantifier un concept qualitatif, corollaire des réticences à la démarche de standardisation dans le domaine de la santé. De nombreux auteurs ont cependant montré que l’opérationnalisation d’un concept qualitatif n’était qu’un mode de représentation, présentant des avantages et des inconvénients tout autant que la formalisation verbale du même concept [1]. D’autres réserves plus prégnantes ont limité le recours à ce type de mesure notamment autour de sa définition et du point de vue à valoriser. Par exemple, différents courants se sont succédés pour définir la qualité de vie pour des sujets atteints de schizophrénie. Lehman, l’un des pionniers en matière de qualité de vie, considérait 3 grands groupes de facteurs dans l’évaluation de la « qualité de vie » d’un patient souffrant d’une schizophrénie regroupant les caractéristiques personnelles socio-démographiques, les indicateurs objectifs de condition de vie, les indicateurs subjectifs évaluant plus spécifiquement la qualité de vie [2, 3]. Awad proposait d’associer un autre déterminant représenté par le traitement neuroleptique et ses conséquences tant sur les symptômes psychotiques ou les performances psychosociales qu’en termes d’effets secondaires [4, 5]. Par la suite, Zanotti a défini la qualité de vie comme la distance entre les attentes du sujet et son expérience [6]. (…)

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