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Pour une prise en charge collective de la vulnérabilité psychique des personnes en quête d’asile

Malorie GENY - Réseau Samdarra, CH le Vinatier Bron.
Gwen LE GOFF - Réseau Samdarra, CH le Vinatier Bron.
Halima ZEROUG-VIAL - Réseau Samdarra, CH le Vinatier Bron.
Marc VIGNAL - Psychosociologue consultant.

Année de publication : 2012

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Sciences politiques, Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES, PUBLIC MIGRANT

Rhizome n°45 – La mondialisation pour une écologie du lien social (Octobre 2012)

« L’Etat des lieux national de la prise en charge et de la prise en compte de la santé mentale des demandeurs d’asile et réfugiés au sein du Dispositif National d’Accueil » est une étude qui a été menée par le Réseau Samdarra, en collaboration avec Marc Vignal, psychosociologue consultant, sur l’ensemble du territoire national, entre mai 2010 et avril 2011. Ce projet a été rendu possible grâce a une subvention du Fonds Européens pour les Réfugiés et de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII).

Comme Catherine Wihtol De Wenden l’avait évoqué dans le premier numéro des Cahiers de Rhizome : si la mondialisation d’un point de vue économique est une manne pour le libéralisme, la mondialisation des migrations est vécue comme une menace pour l’Etat Nation. Les différents gouvernements de pays d’immigration s’évertuent à maîtriser cette menace étrangère par une volonté de « contrôle des migrations ». La France est de ceux là. Et la demande d’asile n’y échappe pas. L’accueil des personnes venant se réfugier en France est soumis à des injonctions paradoxales de plus en plus pesantes pour les professionnels : théoriquement il s’agit d’accueillir, dignement, en accord avec les principes de la Convention de Genève… Mais concrètement, il s’agit avant tout de définir légalement et administrativement, dans des délais de plus en plus courts, l’authenticité et la légitimité de cette demande d’asile; le tout dans un contexte politico-institutionnel amenant insidieusement à aborder le demandeur d’asile « présumé menteur ».

La situation est symptomatique du paradoxe qui régit la notion même de « réfugié économique », notion qui tend à assimiler les demandeurs d’asile aux candidats à l’immigration. Ainsi la figure du réfugié est aujourd’hui encore associée à cet « autre, étrange étranger, clandestin, hors la loi », alors que la Convention de Genève définit comme réfugié toute personne qui «craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays». (…)

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