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Les mineurs étrangers isolés : une catégorie, des usagers, des intervenants. Les mineurs non accompagnés. Revue Vie Sociale et Traitements (130) [Dossier].

Nicolas CHAMBON
Natacha CARBONEL
Matthieu FOUCHE

Année de publication : 2016

Type de ressources : Articles scientifiques - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Sociologie, TRAVAIL SOCIAL, PUBLIC MIGRANT

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C’est à partir d’un séminaire de réflexion sur les Mineurs isolés étrangers (1) et de l’analyse des échanges que nous proposons cet article. Ce séminaire est né suite à l’expression des difficultés formulées par les professionnels de la région Rhône-Alpes pour la prise en charge et l’accompagnement de ce public. Le groupe de travail, groupe fermé pluridisciplinaire (éducateurs, directeurs de foyers, juristes, psychologues, travailleurs sociaux, militants, personnes du milieu associatif) représentatif du territoire, s’est réuni sept fois au cours des années 2014 et 2015.

Les jeunes que l’usage désigne par l’acronyme « mie » mettent à mal le cadre de la pratique habituelle des professionnels de l’accompagnement. Ce public, qui se situe entre la protection de l’enfance (en tant que jeune « mineur » et « isolé ») et le domaine des droits des étrangers, mobilise une multitude de professions et d’institutions dans une temporalité contrainte. Afin d’obtenir le droit de rester sur le territoire français, ces mineurs doivent rentrer dans des cases administratives, auxquelles ils ne collent pas forcément au départ, et doivent affronter des obstacles (administratifs, éducatifs) qui freinent leur inscription dans ces cases. Les pratiques et les codes déontologiques des professionnels qui accompagnent ce public sont constamment interrogés, modifiés, remaniés, et ce de façon latente. Les professionnels doivent « bidouiller » avec les cadres, qui diffèrent selon l’institution et la profession qu’ils représentent. Notre proposition ici est de problématiser les contours de cette catégorie, de faire valoir aussi la singularité des mineurs isolés, et de défendre que les difficultés à s’accorder sur le problème de la prise en charge de ce public sont tout autant une ressource que les bonnes pratiques en la matière. (…)

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