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Le Conseil Local de Santé Mentale : réflexions d’un psychiatre

Angelo POLI - Psychiatre, chef de service CH de Saint Cyr au Mont D’Or

Année de publication : 2006

Type de ressources : Rhizome

Rhizome n°24 – Elus des villes et santé mentale (Octobre 2006)

Divers textes nous sollicitent, depuis longtemps pour « mettre en place des lieux de concertation et de proposition » dans le cadre de la politique de santé mentale, soit sous forme de « conseils de secteurs »[1], soit, plus récemment, en organisant des « Conseils Locaux de Santé Mentale[2] ». Ceux-ci sont définis comme « des instances de concertation et de proposition réunissant les différents professionnels sanitaires spécialisés que nous sommes, les acteurs de soins primaires, les intervenants du champ éducatif, les intervenants du champ judiciaire et les représentants des usagers ».

Mais si le législateur demande à la psychiatrie d’en être l’instigateur, « le secteur de psychiatrie » ne doit y siéger qu’en seule qualité de partenaire, au même titre que les autres. Le CLSM est alors un groupe de professionnels acceptant de travailler ensemble et de partager leurs compétences. L’engagement de ces professionnels inclut la complémentarité ; mais va au-delà puisque chaque partenaire, dans le travail accompli en commun, sera « modifié » par la connaissance qu’il aura acquise de l’autre ou des autres.

Aussi, en tant que chef de service, j’ai souhaité rapidement mettre en place un CLSM. Pourquoi ? D’abord, d’un point de vue pratique, puisque effectivement un certain nombre de patients a non seulement une problématique psychiatrique, mais aussi sociale, et qu’il était souhaitable de s’appuyer sur les structures existantes, les services sociaux, les foyers d’hébergement, les CHRS, les responsables sociaux des villes et villages du secteur, etc… afin de faciliter leur réinsertion. Ce CLSM, mis en place en 2002, nous a aussi permis de connaître « de visu » nos partenaires, ce qui est toujours facilitateur de liens ; de comprendre ce qu’ils font, leur mode de fonctionnement, et surtout « de percevoir tout ce qu’ils ne font pas » ; mais aussi de connaître et d’utiliser leurs propres réseaux, et en contre partie, d’expliciter nos limites. Mais aussi, afin de mieux organiser la prévention… (…)

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