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Handicap psychique : une orientation forte de la Ville de Paris

Pénélope KOMITÈS - Adjointe au maire de Paris chargée des personnes handicapées, Présidente du Conseil d’administration de l’hôpital Esquirol.

Année de publication : 2006

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES

Rhizome n°24 – Elus des villes et santé mentale (Octobre 2006)

Une nouvelle définition du handicap psychique est donnée par la loi du 11 février 2005 portant sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison de son altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap, ou d’un trouble de santé invalidant. » (Art L.114 Loi n° 2005-102)

Une politique efficiente, à savoir solidaire et efficace à la fois, en direction des personnes handicapées psychiques, doit reposer sur cinq principes éthiques. Premièrement, le droit à la dignité doit être garanti. Deuxièmement, la participation à la vie de la Cité est un droit incontournable pour permettre à la personne handicapée de jouer un vrai rôle de citoyen à part entière. Ceci implique l’accès à l’enseignement, à la formation professionnelle, à l’emploi et aux activités de sports, de culture, etc… La non discrimination, principe inscrit dans notre législation (loi du 12 juillet 1990), doit également être réaffirmée et réellement mise en œuvre. Le droit à la compensation – corollaire du droit à la non discrimination – doit se traduire par l’aide humaine pour tout ce qui touche à l’assistance à la vie quotidienne. Enfin, la proximité, notion souvent oubliée alors qu’elle est fondamentale, doit être le fil conducteur de l’action publique. En effet, selon les situations géographiques le projet de vie peut évoluer dans un sens favorable ou défavorable. C’est ainsi que les liens familiaux doivent être privilégiés pour permettre le développement réciproque entre la personne handicapée et son entourage. Cette notion de proximité implique des réponses locales et régionales en termes de santé, d’accueil, de scolarité. Elle doit s’appuyer sur le développement de réponses plus souples et plus diversifiées, qui mettent fin à la logique systématique d’hospitalisation au profit de structures relais au cœur de la Cité. (…)

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