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Quelle place donner aux animaux des patients en psychiatrie ?

Camille SALMON - Assistante sociale, Lyon
Maéva COURTIAL - Assistante sociale aux UPRM, Centre hospitalier le Vinatier, Bron
Antoine SOULET - Mandataire judiciaire à l’Unité, de protection des majeurs, Centre hospitalier le Vinatier, Bron
Yohan SOUCHET - Infirmier à l’UPP, Centre hospitalier le Vinatier, Bron
Amélie SAVOLDELLI - Assistante sociale, CMP de Villeurbanne, Centre hospitalier le Vinatier, Bron

Année de publication : 2019

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, TRAVAIL SOCIAL, SCIENCES MEDICALES

Rhizome n°72 – Les animaux pansent (juillet 2019)

L’accès à la santé des personnes, comme l’accès aux droits, questionne le fait de pouvoir agir sur ce qui est susceptible de faire obstacle aux soins, notamment au sein de l’environnement du patient. La garde des enfants, le paiement du loyer, le maintien dans l’emploi, la continuité des prestations ou le maintien des liens familiaux, qui composent l’environnement des patients, peuvent ainsi être identifiés comme autant d’obstacles dans leur parcours de soin. Au vu de nos expériences, il nous semble que la présence des animaux de compagnie s’inscrit également dans ce cadre. La question de leur prise en charge nécessite donc elle aussi d’être posée (1).

L’isolement étant bien souvent au cœur des difficultés qui se posent aux patients suivis en psychiatrie, la question du devenir de l’animal domestique peut représenter un vrai frein à l’hospitalisation et se présente souvent comme une problématique majeure pour l’assistante sociale des urgences. En effet, cette question se pose soit très rapidement, quand la perspective de l’hospitalisation est évoquée et que le patient est en capacité de verbaliser ses inquiétudes, soit plusieurs jours après son hospitalisation, lorsqu’il est enfin accessible à la discussion. Elle se pose aussi en amont au centre médico-psychologique (CMP), lorsque le patient nécessite un temps d’hospitalisation qui doit être programmé. Afin que tout soit coordonné au moment de l’admission, il est nécessaire de jouer entre les différentes temporalités : celle de l’état de santé du patient, de la prise en charge, de la recherche de proches, des associations partenaires. Il nous arrive de devoir nous rendre au domicile du patient, avec ou sans lui, afin de nourrir ou de chercher son animal. Ainsi, afin de nous occuper de ce qui constitue parfois son seul lien affectif, nous sommes donc amenés à faire intrusion dans l’intimité du patient. (…)

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