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La professionnalité à l’épreuve des adolescents en grande difficulté. Enquête sur les pratiques de soutien aux professionnels.

Béatrice DERIES
Roman PETROUCHINE
Bertrand RAVON
Halima ZEROUG-VIAL

Année de publication : 2016

Type de ressources : Rapports - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Sociologie, SCIENCES MEDICALES, Pédopsychiatrie

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Ce que nous qualifions de jeunes en « grande difficulté » recouvre une grande diversité de situations et de dénominations : « jeunes vulnérables », « en errance », « en danger », « isolés », « précaires », « déviants », « incasables », « jeunes en rupture » et/ou « en souffrance », « en risque de marginalisation », ou plus récemment « radicalisés ». Toutes sont traversées par une même préoccupation : comment prendre en charge des adolescents « sans solution de prise en charge » ? Comment les accompagner dans la durée, alors qu’ils sont « trimballés » entre les institutions scolaires, du travail social, de l’insertion et du médico-social, de la justice pour mineurs ou de la pédopsychiatrie ? Dans notre travail, nous analyserons deux figures emblématiques de l’adolescence en grande difficulté : l’adolescent « difficile » et le « mineur isolé étranger ».

Historiquement, la notion d’adolescent « difficile » apparaît dans les années 1960. Ces adolescents difficiles engendrent dans un premier temps chez les équipes soignantes, pédagogiques et judiciaires, un hyperinvestissement suivi de rejets et de ruptures. Déscolarisés, rejetés de leur famille, en voie de marginalisation, ils mettent à mal les services de protection de l’enfance et de pédopsychiatrie par l’intensité et la répétition de leurs troubles du comportement, mettant ainsi en échec toute forme de projet de vie.

La psychopathologie appréhende l’ « adolescent difficile » de la manière suivante : les troubles, bien qu’empruntant une symptomatologie comportementale très bruyante, se caractérisent par une mentalisation très pauvre. Ces manifestations émotionnelles font écho à l’enfance de ces sujets, heurtés dès leur plus jeune âge à un chaos affectif, marqué par la carence, la violence et la maltraitance, à l’origine de placements itératifs en familles d’accueil et en institutions. (…)

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