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Épuisement des réseaux de solidarité primaire : le parti pris de l’étayage

Mylène FRAPPAS - Chargée de mission Service de la Santé Publique et des Handicapés, Ville de Marseille

Année de publication : 2011

Type de ressources : Rhizome - Thématique : TRAVAIL SOCIAL

Rhizome n°42 – L’Age post-thérapeutique (Septembre 2011)

La Ville de Marseille développe depuis maintenant cinq ans une politique volontaire en matière de santé mentale. A partir de son Conseil d’Orientation en Santé Mentale (COSM) elle a engagé une démarche qui se conduit à deux niveaux. Le premier, dans un contexte de réformes, vise à contribuer à la structuration et la coordination institutionnelle de l’Action publique locale en matière de santé mentale. Le deuxième cible la mise en place de projets expérimentaux à l’échelle de micro territoires[1].

Ces projets s’inscrivent dans les axes de travail du COSM et viennent répondre à des préoccupations fortes portées par les différents acteurs. Parmi eux, la mise en place de dispositifs partenariaux afin de répondre à la gestion de situations de crise ou situations complexes liées à des problèmes de santé mentale.

Dans le cadre de leurs prérogatives définies respectivement par le code général des collectivités territoriales, l’article L.3213.2 du code la santé publique[2] et la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007[3], mais aussi par leur position de proximité, les élus locaux, les techniciens municipaux sont régulièrement saisis de façon pressante pour tenter de régler des situations présentées comme hors normes. Si une part de ces situations renvoie explicitement à la notion de danger imminent et nécessite une décision d’hospitalisation sans consentement[4], l’autre part concerne des personnes qui ont des difficultés majeures dans la gestion d’elles-mêmes et de leur environnement. Elles ont épuisé les réseaux de solidarité primaire, sont fréquemment exclues des circuits permettant l’accès aux droits et laissent démunis les services techniques ou sociaux. L’analyse des situations considérées montre une incidence évidente des problèmes psychiatriques : la grande majorité des personnes ont un problème en rapport avec la psychiatrie ou un problème en rapport avec le suivi psychiatrique. Par ailleurs, l’impact des processus de désaffiliation apparaît dans ce public comme relativement important, ainsi que les difficultés liées à la précarité et à l’insalubrité pour plus de trois quarts des situations. Enfin, elles sont caractérisées par l’injonction à agir vite ! [5] (…)

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