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Evaluer les effets d’un conseil local de santé mentale

Pauline RHENTER - Politologue Lille

Année de publication : 2009

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Sciences politiques

Rhizome n°34 – Mesurer… les effets de l’évaluation (Mars 2009)

Depuis quelques années, les élus locaux investissent le champ de la santé mentale légitimement, bien au-delà de leur pouvoir d’hospitalisation d’office[1], dans un souci de développer une approche transversale des problématiques de santé mentale (logement, insertion, sécurité…)‏: la souffrance psychosociale qui s’exprime à eux, à travers des sollicitations diverses, institutionnelles (phénomènes dits de « patate chaude ») ou habitantes, les interpellent dans leur fonction de régulation du bien vivre ensemble[2]. Dans ce contexte, conformément aux incitations réglementaires récurrentes depuis le début des années 1970, et sous l’impulsion nouvelle de la démarche diagnostique et communautaire des ateliers santé ville depuis le début des années 2000, un certain nombre de municipalités françaises et de secteurs psychiatriques ont développé des conseils locaux de santé mentale, ou dispositifs apparentés[3] conçus comme des instances de concertation et de coordination pilotées par la mairie.

Le conseil local de santé mentale, qui fonctionne la plupart du temps avec un comité de pilotage, une assemblée plénière et des groupes de travail thématiques, sur un territoire infracommunal, communal ou intercommunal, remplit une triple fonction: stratégique, car il permet la coordination interprofessionnelle et facilite la production de projets appelés à être financés; participatif car il est utile à l’identification des besoins des professionnels et des attentes des usagers; pédagogique, en visant l’information, la formation et la communication autour des grandes problématiques de santé mentale ou des initiatives locales en la matière. Afin de penser une évaluation fine, les critères retenus doivent logiquement se répartir selon les fonctions attribuées au dispositif (pédagogique, stratégique, participative). (…)

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