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Le modèle bio-psycho-social, interview de Michel Reynaud

Michel REYNAUD

Année de publication : 2002

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES

Rhizome n°9 – La psychiatrie publique en question – 2ème volet : Un héritage à réinventer (Septembre 2002)

Le modèle bio-psycho-social est extrêmement répandu parmi les psychiatres de service public ; pourtant, chose étonnante, bien peu, même parmi les plus érudits, savent très exactement à qui on doit en attribuer la paternité. Il y a sûrement plusieurs points d’origine. Il s’agit en quelque sorte d’un modèle « qui va de soi » et qui se démarque radicalement du modèle bio médical, selon Lalonde, il a été explicitement théorisé par le psychiatre américain Engel, en 1977. Il est certain que le modèle a été décrit avant Engel, en particulier par G.Devereux à partir de 1952.Trois paradigmes sont posés en interaction constante pour expliquer et comprendre les diverses facettes des maladies et des comportements : le biologique, le psychologique et le social. Lalonde considère ce modèle comme la reprise et le prolongement de l’approche organo-dynamique d’Henri Ey. Dès 1947, en effet, ce grand psychiatre français s’oppose à ce qu’il appelle « le dualisme psychiatricide »(du somatique et du psychique); il rejette le réductionnisme linéaire, qu’il soit d’ordre biologique, psychologique ou social. On doit noter que la pensée d’Henri Ey est apparue à la même époque où l’OMS a produit sa définition, également ternaire, de la santé comme « un état complet de bien être physique, mental, et social, et (qui ne consiste pas) seulement en une absence de maladie ou d’infirmité » (Paris, 1946). On a oublié dans ce type de définition, la liberté de pensée, l’ouverture des cadres épistémologiques, et l’orientation utopique de l’action visant à donner un sens à l’avenir, dans l’enthousiasme de l’immédiat après-guerre.

Rhizome a interviewé Michel Reynaud, auteur de plusieurs textes sur ce sujet, sur la manière dont il utilise ce paradigme, aujourd’hui, comme une forme d’œcuménisme conservatoire. (…)

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