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Coordination des psychiatres libéraux autour de la prise en charge des migrants précaires en Auvergne-Rhône-Alpes.

Nicolas CHAMBON
Maelle CHIRON
Gwen LE GOFF
Julia MAURY DE FERAUDY
Aymeric MONET
Roman PETROUCHINE
Vincent TREMBLAY

Année de publication : 2019

Type de ressources : Rapports - Thématique : SANTE MENTALE, SCIENCES HUMAINES, PUBLIC MIGRANT

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Le migrant précaire (1) constitue un parangon moderne des vulnérabilités cumulatives, et parmi celles-ci figurent les difficultés en santé mentale. À l’aube de sa trajectoire et de son parcours de vie, il ne saurait être, pour certains, autre chose que la victime d’un psychotraumatisme complexe qu’il serait important de prendre en compte. Dans ce contexte, les intervenants sociaux sont confrontés quotidiennement aux souffrances de ces populations et témoignent des besoins en santé mentale des publics migrants. Or, les dispositifs classiques de l’action publique ont du mal à répondre à ce besoin, et ce pour plusieurs raisons.

D’une part, le service public, et notamment l’institution hospitalière, est extrêmement fragilisé. Autant d’articles, de témoignages de professionnels de santé, de communiqués de syndicats de psychiatres qui tentent d’alerter les pouvoirs publics sur une situation extrêmement tendue : médiatisation de différents services d’urgence en France, désertification du secteur public par des jeunes médecins ne se plaignant pas tant de leur salaire que de la dégradation de leurs conditions de travail et d’une requalification politique et managériale de leurs missions qu’ils critiquent dans ses normes et son éthique.

Les professionnels en santé mentale assistent impuissants à une dégradation importante de leurs conditions de travail (2). La saturation des dispositifs et le manque de moyens humains concerne l’ensemble de la population française mais impacte de façon particulièrement significative l’accès des publics précaires à l’hôpital, et notamment à la psychiatrie. Les travailleurs sociaux doivent faire face à une crise de la psychiatrie publique, qui n’est pas spécifique à l’accueil du public migrant mais qui les concerne de facto. Ils témoignent des difficultés d’accès aux soins des personnes les plus fragilisées, qui ne cessent de remonter notamment au sein de la permanence téléphonique de l’Orspere-Samdarra (3). (…)

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