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La prise en compte par l’OCDE de la souffrance au travail et du rôle de la hiérarchie

Veerle MIRANDA - économiste à l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE)

Année de publication : 2012

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Psychologie

Rhizome n°43 – La mondialisation est un déterminant social de la santé mentale (Janvier 2012)

Les troubles mentaux représentent un problème croissant dans la société, affectant de plus en plus la productivité et le bien-être des personnes au travail. C’est une question qui a trop longtemps été négligée, reflétant la honte, les peurs et les tabous qui se rattachent aux troubles mentaux. Les possibilités d’emploi des personnes en mauvaise santé mentale sont faibles, celles qui exercent un emploi rencontrent souvent des difficultés au travail, et les cas d’invalidité pour raison de mauvaise santé mentale sont fréquents et en augmentation.

Les troubles mentaux représentent un fardeau économique complexe, qui englobe notamment les coûts directs du système de santé, ainsi que les coûts indirects bien plus élevés supportés essentiellement par le système de sécurité sociale et le marché du travail. Les coûts de la mauvaise santé mentale, estimé par l’Organisation Internationale du Travail à 3-4 % du produit intérieur brut dans l’Union Européenne, sont une conséquence directe de sa prévalence élevée. À tout instant, environ 20 % de la population d’âge actif dans la zone OCDE souffre de troubles mentaux au sens clinique du terme. Tout au long de la vie, la prévalence est même deux fois plus importante. Le risque est donc élevé, pour chacun d’entre nous, de connaître des problèmes de santé mentale à un moment donné au cours de notre vie active.

Bien que la mauvaise santé mentale constitue l’un des principaux défis pour les politiques sociales et du marché du travail dans les pays de l’OCDE, on en sait peu sur les liens entre santé mentale, invalidité et emploi. Dans quelle mesure la mauvaise santé mentale influe-t-elle sur les possibilités d’emploi ? La transformation de l’environnement de travail contribue-t-elle à l’augmentation des cas d’invalidité pour mauvaise santé mentale ? Quel est le rôle du système de soins de santé au regard de la situation professionnelle des patients ? Pourquoi les jeunes dans les pays de l’OCDE sont-ils de plus en plus nombreux à être admis au bénéfice de prestations d’invalidité sans avoir jamais travaillé ? Les éléments dont on dispose pour traiter ces questions sont parcellaires ou incomplets ; beaucoup de facteurs importants restent inconnus ou mal compris, et les croyances erronées sont nombreuses. (…)

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