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A quelles conditions la santé mentale peut-elle soutenir des droits subjectifs ?

Christian LAVAL - Sociologue ONSMP

Année de publication : 2009

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Sociologie, PUBLIC MIGRANT

Rhizome n°37 – De l’exil à la précarité contemporaine, difficile parentalité (Décembre 2009)

Depuis que la santé mentale a droit de Cité dans le champ de l’asile, le recueil des vignettes cliniques mais aussi des récits directs des demandeurs met en lumière de façon récurrente une affectivité douloureuse des demandeurs en lien avec la manière dont ils sont considérés chez eux mais aussi chez nous.

Cette proposition d’orienter cette actualité de la souffrance subjective sur le terrain du droit à partir des matériaux de la clinique peut apparaître non pertinente.
Il nous faut prendre en considération le fait que cette clinique qui s‘annonçait citoyenne lors d’un précédent Cahiers de Rhizome est prise de plus en plus quotidiennement en étau entre deux régimes d’opportunité : celui de l’Etat et des ses lois, et celui des individus et de leurs parcours d’asile. Une mise en perspective de ce matériel clinique dans une réflexion plus large qui prendrait acte de la place particulière prise par le droit subjectif dans les sociétés modernes pourrait dessiner une perspective politique renouvelée dont les acteurs du front manquent parfois cruellement.

Après avoir rappelé que les droits subjectifs deviennent légitimes au moment où l’Etat souverain s’essouffle à garantir ce type de droits, nous voudrions montrer en quoi la santé mentale peut devenir, sous certaines conditions de pratique, une nouvelle référence en soutien à l’émergence de droits subjectifs. Les atteintes subjectives des demandeurs d’asile (où s’imbriquent des expériences d’iniquité et de santé mentale) posent doublement le problème des droits subjectifs : en tant que droit de recours contre les décisions du droit positif, mais surtout par le fait que l’attestation de ces expériences négatives pose une exigence de redéfinition du droit subjectif, lesdits Droits de l’Homme sont certainement à reconsidérer à l’aune de ces deux spécificités. (…)

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