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Troubles schizophréniques et caractéristiques socio-économiques, géographiques et d’offre de soins des territoires

Magali COLDEFY - Géographe, maître de recherche, Irdes, ORU-PACA
Charlène LE NEINDRE - Géographe, chargée de recherche, Irdes
Clément NESTRIGUE - Economiste, chargé de recherche, Irdes

Année de publication : 2015

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES

Rhizome n°57 – Des territoires fragmentés: enjeux psychiques et politiques (Juin 2015)

La schizophrénie, trouble psychique sévère et invalidant, touche 1 à 2 % des adultes en France, soit environ 400 000 personnes (HAS, Guide Affection de longue durée, Schizophrénies, 2007). A ce jour, l’ensemble des études portant sur l’étiologie des troubles psychotiques a conduit à un modèle faisant de ces pathologies des maladies complexes, multifactorielles et probablement hétérogènes. Leur étiologie associe un terrain (vulnérabilité) génétique et des facteurs de risque environnementaux, tant individuels que populationnels[1]. De nombreuses études étrangères ont montré que la distribution des troubles psychotiques n’est pas spatialement homogène[2]. A partir de ce constat, plusieurs études ont été réalisées pour mieux comprendre les raisons de cette hétérogénéité spatiale. La plupart d’entre elles ont porté sur les facteurs populationnels composites. Elles suggèrent que les facteurs sociaux[3], économiques[4] et démographiques jouent un rôle dans la distribution des cas de psychose et nuancent l’effet des facteurs individuels[5]. Les études françaises en la matière restent rares.

Dans le cadre de ses travaux sur la variabilité de la prise en charge de la schizophrénie en établissement de santé, l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) a montré que le taux de recours[6] en établissement de santé pour des troubles schizophréniques présentait des disparités considérables sur le territoire, variant dans un rapport de un à six entre les zones de résidence des patients (zones géographiques PMSI, entités proches des zones postales, correspondant à la plus petite unité d’analyse disponible dans le Recueil d’informations médicalisées en psychiatrie – Rim-P). Pour mieux comprendre cette répartition spatiale hétérogène, un modèle statistique intégrant plusieurs dimensions a été élaboré. Ces dimensions correspondent aux caractéristiques sociales, économiques et géographiques de l’environnement de vie des individus, ainsi qu’à l’offre et l’organisation des soins en psychiatrie au sein des territoires de santé, ce dernier étant progressivement devenu le niveau de planification et d’organisation des soins psychiatriques. (…)

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