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Un dispositif original : “le groupe trauma”

Thierry BAUBET - Praticien hospitalier, responsable de la consultation du psychotraumatisme
Caroline MARQUER - Psychologue clinicienne
Gesine STURM - Professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, chef de service
Dalila REZZOUG - Chef de clinique assistant
Marie Rose MORO - Chef de clinique assistant

Année de publication : 2005

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES, PUBLIC MIGRANT, Demandeurs d'asile

Rhizome n°21 – Demandeurs d’asile, un engagement clinique et citoyen (Décembre 2005)

La confrontation avec des patients ayant subi des traumatismes particulièrement graves, comme les demandeurs d’asile, a amené certaines équipes à réévaluer leur approche thérapeutique. La gravité des traumas subis, souvent sous-tendus par une cruauté extrême (Nahoun-Grappe, 1995), par leur caractère intentionnel et leur dimension collective, témoignent d’une situation de violence organisée, c’est à dire d’une relation de violence exercée par un groupe sur un autre (Rousseau, 2003). Dans cette population les troubles post-traumatiques sont souvent aggravés par des deuils multiples et une expérience très douloureuse de l’exil.

L’isolement des patients, l’éloignement de leurs proches (ainsi que les questionnements sur leur destin) entravent la mise en marche d’un processus de deuil : à la fois le deuil de la famille, des personnes disparues mais aussi d’un passé et d’un pays devenu inaccessibles.

A ces difficultés s’ajoute la problématique sociale des demandeurs d’asile. Certains perçoivent des ressources pendant leur demande d’asile qui cessent lorsque leur demande est rejetée. Ce refus du statut de réfugié peut d’ailleurs constituer une blessure supplémentaire prenant parfois la forme d’un nouveau traumatisme, celui d’être considéré par exemple comme un « menteur » (Asensi et Le Du, 2003). Ainsi, la confrontation à la réalité de la migration en France et la souffrance prolongée par des délais importants avant l’examen par l’OFPRA sont d’autant plus difficiles que le demandeur d’asile a souvent idéalisé sa destination et qu’il arrive après avoir mobilisé l’ensemble de ses ressources. (…)

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