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Edito

Nicolas CHAMBON

Année de publication : 2018

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SANTE MENTALE, SCIENCES HUMAINES, Santé publique, Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES, PUBLIC MIGRANT

Rhizome n°69-70 – Soigner le traumatisme ? (décembre 2018)

Violences, attentats, catastrophes, tortures, viols, maltraitances… Ces événements qui suscitent l’effroi peuvent avoir des conséquences psychiques graves sur le plus long terme. Peut-on soigner le traumatisme ? Si nous posons la question, c’est parce la réponse ne va pas de soi. Ce numéro de Rhizome présente un double intérêt au regard de la ligne éditoriale de la revue. D’une part, l’appréhension du traumatisme paraît être à l’articulation entre un événement et/ou un contexte social et une « empreinte » psychique. La souffrance psychosociale d’hier serait le traumatisme d’aujourd’hui. D’autre part, il existe une prévalence des psychotraumatismes plus élevée pour les personnes ayant l’expérience de la précarité et/ou de la migration. Que recouvre alors le « traumatisme » dans une perspective clinique ? La terminologie s’inscrit aujourd’hui dans le langage commun, suscitant de fortes attentes pour que les dispositifs de santé mentale prennent en charge les personnes exposées à des événements traumatiques. L’année 2019 est ainsi marquée par la mise en place sur le territoire français de « centres référents psychotraumatisme ». Si affirmer qu’il existe des liens entre l’exposition à des événements traumatiques et l’existence de troubles psychiques fait aujourd’hui consensus, la caractérisation de ces troubles et surtout les moyens d’y remédier, d’y faire face, de les soigner, ou encore, de vivre avec, continue de faire débat.

Un enjeu de santé publique

Ce numéro de Rhizome réunit une diversité d’intervenants et de théoriciens pour qui l’acception de cette thématique diffère. Les premiers articles portent une vision avant tout médicale, filant la métaphore somatique selon laquelle l’exposition à certains événements peut provoquer des marques ou des blessures corporelles. Dès lors, il y a un enjeu éthique et clinique à rendre visibles des situations qu’on ne peut évidemment que dénoncer, et à inviter les acteurs de la santé à se préoccuper des personnes victimes. (…)

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