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Edito

Nicolas CHAMBON
Christian LAVAL

Année de publication : 2014

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SANTE MENTALE, SCIENCES HUMAINES, Sociologie

Rhizome n°54 – A la frontière du psychisme, la spiritualité ? (Novembre 2014)

Ce premier numéro d’un Rhizome renouvelé, comme la jeune équipe qui l’anime, est encore plus dynamique et complet (passage à 20 pages) et interroge l’articulation entre spiritualité et santé mentale. Le thème est sujet à controverse dans un contexte français marqué par une conception de la laïcité qui renvoie -de manière schématique- toutes formes de pratiques spirituelles ou religieuses sur le registre d’une pratique privée. Très rapidement, s’est posée au comité de rédaction cette question : doit on aborder la question des croyances, de la foi, du culte, de religion ? Accordons nous alors sur la proposition de Philippe Le Ferrand : « A la frontière du psychisme, des croyances et des valeurs individuelles et collectives, la spiritualité parle du sens de la vie. ». Dans notre modernité intranquille, en dehors des églises, de nombreuses conceptions transcendantes ou pratiques profanes de la spiritualité mettent au travail la question du sens de l’existence.

Parce que la thématique est « sensible », nous pensons qu’elle doit être amenée à discussion dans le champ de la santé mentale, discipline qui pose l’articulation entre l’intériorité du sujet et l’extériorité sociale. Jean Furtos propose une réflexion sur la polysémie du mot « esprit » et postule que la santé mentale nécessite une différenciation entre le psychique et le spirituel et donc oblige à penser leurs modes d’articulation Si sa proposition d’ ajouter la spiritualité à la définition bio-psycho-social de la santé peut être débattue, elle nous invite à tracer une ligne problématique pour ce numéro : quelle place peut-il être faite à la spiritualité, notamment dans une perspective d’accompagnement ou de soin ? Ceci posé, nous avons fait le choix de laisser les auteurs mobiliser leurs propres conceptions et analyses. In fine, quelques thèmes émergent de façon récurrente.

Le premier constat devrait apparaitre évident. Pour autant, il ne l’est pas. Le rappel de Monseigneur Jacques Gaillot sur la compétence à la spiritualité des personnes dites précaires -qui ont traversé maintes épreuves dont parfois celle de troubles psychiques- est en quelque sorte… salutaire. La spiritualité peut alors s’entendre comme une ressource, d’autant plus pour un public précarisé, permettant la rencontre, une « commune fraternité » pour Jacques Gaillot, ou une spiritualité au delà des frontières pour Nadia Touhami qui témoigne d’un engagement humain et spirituel salvateur face aux replis identitaires et à la radicalisation. (…)

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