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Le pair-aidant professionnel : un nouvel acteur pour de nouvelles réponses

Camille NIARD - Médiatrice de santé-paire, Centre ressource de réhabilitation psychosociale et de remédiation cognitive, Lyon
Philippe MAUGIRON - Médiateur de santé-pair, Président de l’Association francophone des médiateurs de santé-pairs (AFMSP), Paris
Nicolas FRANCK - Psychiatre, Centre ressource de réhabilitation psychosociale et de remédiation cognitive, Lyon

Année de publication : 2020

Type de ressources : Rhizome

Cahiers de Rhizome n°75-76 – Pair-aidance, interprétariat et médiations (mars 2020)

« La souffrance n’est pas uniquement définie par la douleur physique, ni même par la douleur mentale, mais par la diminution, voire la destruction de la capacité d’agir, du pouvoir faire, ressentie comme une atteinte à l’intégrité de soi » (Ricœur, 1990).

Philippe : l’origine de mon engagement en tant que pair-aidant professionnel

Je suis devenu médiateur de santé-pair parce que je vis avec une maladie chronique en lien avec la santé mentale. C’est au sein de groupes d’usagers que j’ai entendu parler, pour la première fois à la fin des années 1980, de rétablissement en santé mentale, bien avant que des professionnels des champs sanitaire et social ne s’approprient le sujet sous la forme de concepts. Depuis plus d’une vingtaine d’années, je me rétablis en participant à des groupes d’usagers. En effet, ce n’est pas à la sortie de l’hôpital, lorsque l’on est « stabilisé », que tout s’arrête. Au contraire, c’est là que mon parcours de rétablissement commence, en reprenant du pouvoir sur la maladie, et qu’un champ de possibles s’offre à moi. Le processus d’identification réciproque à mes pairs et l’espoir qu’ils ont suscité en moi ont largement favorisé mon passage à l’action pour oser intégrer un processus de transformation, à la fois intérieur et extérieur, et ainsi passer du mal être au mieux-être, mais aussi pour pouvoir élaborer un projet de vie, reprendre une place au sein de la cité et faire respecter mes droits. À ce jour, les cinq dimensions du rétablissement définies par Rob Whitley et Robert Drake (Whitley et Drake, 2010) sont la dimension clinique, fonctionnelle, sociale, physique et existentielle. (…)

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