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La place du cauchemar à la suite d’un événement psychotraumatique

Philippe VIGNAUD - Praticien hospitalier, Psychothérapeute formé aux thérapies cognitivo-comportementales par EMDR et MBCT, Cellule d’urgence médico psychologique 69, Centre régional psychotraumatisme Auvergne-Rhône-Alpes, Groupement hospitalier Centre – Hôpital Édouard-Herriot, Lyon

Année de publication : 2020

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES

Rhizome n°77 – Révéler la nuit (juillet 2020)

Environ 70 % de la population est soumise à au moins un événement à potentiel traumatique (EPT) durant sa vie et 31 % de la population en rencontreront au moins quatre EPT au cours de leur vie entière(1). Si, dans la grande majorité des cas, l’EPT est bien toléré sur le plan psychique, il peut aboutir à une pathologique psychiatrique nommée « trouble de stress post-traumatique (TSPT) ». La prévalence de ce trouble est évaluée à entre 1,3 et 12,2 % selon les études(2). Entre le DSM IV-TR et sa mise à jour en 2013, le DSM 5, les critères diagnostiques du TSPT ont évolué. Le trouble peut notamment être retenu si l’individu a été témoin indirect « seulement » de l’EPT (le sujet apprenant que l’EPT est arrivé à un membre de la famille ou un ami proche, par exemple). Cependant, du fait de leur intérêt clinique, plusieurs critères ont été conservés, notamment dans le registre des perturbations du sommeil. Il s’agit plus particulièrement des symptômes de répétition survenant la nuit, c’est-à-dire lorsque l’individu est confronté à des rêves ou à des cauchemars, provoquant un sentiment de détresse et où le contenu et/ou l’affect du rêve sont en lien avec l’événement traumatique(3).

Ces cauchemars peuvent prendre des formes assez variées, soit en reprenant la scène de l’EPT de façon partielle ou complète, soit en déroulant une scène qui n’a qu’un lien indirect avec l’EPT. De plus, de façon non rare, les sujets souffrant de TSPT décrivent des cauchemars en lien non pas avec l’EPT responsable du TSPT, mais avec des événements de vie stressants antérieurs à sa survenue. Outre le fait que le recueil de ses antécédents présente un intérêt clinique certain dans la rencontre avec le patient, on rappelle que la présence d’événements de vie stressants antérieurs à l’EPT est un facteur de risque de la survenue du TSPT(4). (…)

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