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Penser les animaux et les frontières du vivant

Stéphane CORMIER - Philosophe et anthropologue, Enseignant associé à l’université de Bordeaux, Chercheur associé à l’EA 4574 « Sciences, philosophie, humanité » - Université Bordeaux Montaigne, Bordeaux

Année de publication : 2019

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Philosophie

Rhizome n°72 – Les animaux pansent (juillet 2019)

Rhizome : Comment la conception des animaux a-t-elle évolué chez l’humain ?

Stéphane Cormier : Il importe de rappeler un point manifeste : il n’y a d’animaux et d’humains que pour les humains. Ainsi, cette dichotomie sépare, d’un côté, les humains – soit des êtres vivants qui se pensent et se spécifient comme tels – et, d’un autre côté, les animaux – soit des êtres vivants qui ne prennent pas la parole et ne s’instituent pas en tant qu’espèces. Un certain nombre de disciplines, telles que la primatologie, les neurosciences cognitives et l’éthologie se sont emparées de la question des animaux pour voir si effectivement ce sujet ne pouvait pas être étudié autrement. Ces travaux ont destitué en partie l’être humain de son piédestal narcissique. Si, nous humains, partageons des capacités analogues avec certains animaux, en termes cognitifs, sensitifs et perceptifs, cela résulte du fait que nous avons des bases biologiques, neurobiologiques avec ces êtres vivants. Ceci explique que nous partageons ces capacités en tant qu’êtres vivants. Cela nous conduit alors à traiter les animaux, d’une part, de manière moins condescendante et, d’autre part, dans un cadre moins métaphysique et théologique qui fut celui de l’échelle des êtres, à la fois cadre et critère ayant longtemps régné, notamment pour les diverses classifications spécistes et pour différencier l’humain du non humain, jusqu’à récemment.

Rhizome : Quel est l’intérêt des catégorisations du vivant ? Ces catégories ont-elles été amenées à évoluer ?

Stéphane Cormier : Nous avons été amenés à nous interroger sur la définition même de l’animalité (1) en opposition à l’idée d’« humanité », en instituant une conception de « l’échelle des êtres ». (…)

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