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Le collectif d’ici et d’ailleurs, passeur d’humanité !?

Anne BERNARD HOTI

Année de publication : 2019

Type de ressources : Mémoires et thèses - Thématique : SANTE MENTALE, TRAVAIL SOCIAL, PUBLIC MIGRANT

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INTRODUCTION

Ce mémoire porte sur le collectif d’ici et d’ailleurs qui est un groupe de personnes réfugiées (au sens large) et habitantes locales (françaises pour la plupart) qui se rencontrent afin de créer du lien entre ces 2 populations. Je détaillerai l’organisation du groupe plus bas. Je suis intervenant sociale en centre d’accueil et d’hébergement pour demandeurs d’asile (CADA/ATSA), de formation assistante sociale. J’anime ce groupe depuis un peu plus de 3 ans. Il regroupe en moyenne entre 15 et 25 personnes. Il est arrivé que nous soyons plus de 40 participants.

Le collectif a été mis en place suite à une demande de résidents du CADA de pouvoir rencontrer des personnes françaises dans un autre cadre que celui de l’aide et de l’accompagnement. En effet, les personnes hébergées nous disaient ne pas arriver à rencontrer des Français dans un cadre qui ne soit pas celui de l’accompagnement social au CADA ou de l’aide alimentaire, vestimentaire… et ceci dans un contexte de forte médiatisation de l’arrivée de migrants en Europe et en France, qui a créé diverses mobilisations locales, nationales et internationales.

J’ai souhaité faire porter mon étude sur ce collectif car je ressens des émotions très fortes lorsque j’y participe mais je n’ai jamais théorisé cette question.

En effet, il a été élaboré par une stagiaire assistante sociale que j’accueillais au CADA pour son stage de 3ème année. Elle a fait des recherches sur la participation des « hébergés » et mis en place l’évaluation préliminaire au projet et les modalités d’organisation. Nous avons beaucoup échangé sur le sujet et j’ai participé à l’ensemble des rencontres. Mais je n’avais pas effectué la démarche de construction et d’appropriation intellectuelle du projet (lectures théoriques, appropriation des concepts, réflexions sur la mise en oeuvre…) par manque de temps et d’énergie. (…)

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