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Sindiane, un programme communautaire pour personnes migrantes arabophones

Caroline AUBAS - Pôle psychiatrie, AP-HM, Marseille
Olga LORIS - Association JUST, Marseille
Julien GRARD - Équipe Marss, AP-HM, Association JUST, Marseille
Aurélie TINLAND - Équipe Marss, AP-HM, Laboratoire de santé publique EA 3279, Aix-Marseille Université

Année de publication : 2018

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES, PUBLIC MIGRANT

Rhizome n°69-70 – Soigner le traumatisme ? (décembre 2018)

De la recherche d’un monde meilleur à la fuite de situations de violence, d’indignité ou de persécution, celles et ceux qu’on nomme les « migrant.e.s » emportent un bagage qui peut être lourd et traumatique, mais laissent derrière eux.elles leur milieu de vie, une partie de leur entourage, leur chez-soi et autant de choses qui leur sont chères.

Le devoir du pays refuge est de faire, selon l’ordre préétabli qui y règne, place à l’arrivant.e, de lui faire accueil, c’est-à-dire de lui garantir une liberté d’accès aux droits fondamentaux, notamment sociojudiciaires et sanitaires. Mais dans le contexte géopolitique actuel (1), où le besoin d’accueil des migrants en demande d’asile ne cesse de croître, ce sont surtout les déficiences du dispositif d’accueil qui ont été pointées, en dépit de quelques améliorations ponctuelles (2) , ainsi que la responsabilité des pouvoirs publics. Les demandeur.euse.s d’asile eux.elles-mêmes, lorsqu’il.elle.s sont interrogé.e.s soulignent un manque important sur le plan de la santé mentale, ainsi qu’un accès limité aux informations (3).

L’exposition à des facteurs de stress dans le pays d’origine est souvent très importante. Dans le cas des réfugié.e.s syrien. ne.s, une étude réalisée en Grèce évaluait à près de 80 % le taux de celles et ceux ayant subi au moins un événement violent. Mais, comme le montre la littérature, la santé mentale de ces hommes et de ces femmes est influencée à long terme à la fois par les événements prémigratoires et les événements postmigratoires (4). C’est l’ensemble de ces facteurs qui influence le bien-être psychique ou exacerbe une pathologie mentale préexistante (5). (…)

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