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La littératie à l’intégration des jeunes femmes immigrées en matière de santé maternelle et infantile.

Immaculée MUKANTWALI

Année de publication : 2016

Type de ressources : Mémoires et thèses - Thématique : PUBLIC MIGRANT, Santé publique, SCIENCES HUMAINES

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Introduction

La France comme presque tous les pays du Nord ont atteint un niveau d’efficacité en termes
d’alphabétisation, de formation et de qualification. Le problème d’analphabétisme se fait
moins sentir par rapport aux pays du Sud. Il n’empêche néanmoins que sous certains facteurs,
certaines populations abritées par ces pays souffrent de ce problème. L’immigration serait
l’un de ces facteurs. Des immigrants choisissant l’Europe sont quelques fois faiblement ou
non scolarisés. Ils sont analphabètes ou analphabètes fonctionnels, c’est-à-dire qu’ils ne
savent ni lire ni écrire aucune langue, ou bien qu’ils n’ont qu’une maîtrise superficielle de
l’écrit et de lecture et en plus, s’y intéressent rarement. Ces immigrants sont issus de sociétés,
de groupes sociaux ou communautés où la tradition orale les arrangeait bien pour vivre et
s’intégrer. Leur arrivée dans les sociétés où l’écrit et la lecture prennent le devant dans la vie
courante constitue un choc culturel, car ici, l’écrit et la lecture sont plus qu’un moyen de
communication. Il permet en plus, un regard sur le monde, une façon d’appréhender et de
comprendre la réalité et enfin de s’intégrer. La capacité de s’intégrer dépendrait alors de
l’ensemble de compétences que détient l’individu à maitriser et à utiliser l’information. C’est
ce que les anglophones qualifient de « literacy ». Hormis les origines géographiques et
socioculturelles qui seraient à la base du niveau bas de littératie chez les immigrés, ce niveau
est davantage affaibli par l’état psychique et social, situation de vulnérabilité dans laquelle ils
se trouvent. De fait, le concept de santé mentale nous intéresse aussi. Elle fait partie intégrante
de la santé de l’individu selon l’OMS. Dans son sens positif, elle est le fondement du bien être
de l’individu et du bon fonctionnement d’une communauté. C’est grâce à une bonne santé
mentale qu’on peut penser, échanger avec les autres, travailler et progresser. Pour les
immigrés, les efforts doivent être faits dans le sens de préserver la santé publique et la santé
individuelle de celui-ci, sinon, sa capacité à contribuer au développement socio-économique
du pays d’accueil sera entravée. (…)

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