Vous êtes ici // Accueil // Publications // La relation de soins à l’épreuve des certificats médicaux dans le cadre de la demande d’asile.

La relation de soins à l’épreuve des certificats médicaux dans le cadre de la demande d’asile.

Vannina TOMASINI

Année de publication : 2015

Type de ressources : Mémoires et thèses - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES, PUBLIC MIGRANT, Demandeurs d'asile

Télécharger le PDF

I. Introduction

Dans le cadre de mon internat en psychiatrie, j’ai souhaité pouvoir élargir mes horizons, m’ouvrir à des sujets qui ne m’étaient pas familiers, changer de points de vue et de regards ainsi que découvrir d’autres manières d’analyse par le biais des sciences sociales. J’étais aussi intéressée par les figures du migrant précaire et des grands précaires dont on entend parler à certaines périodes dans l’actualité et que l’on peut croiser tous les jours dans la rue. C’est pour ces raisons que je me suis inscrite au DIU « Santé, société et migration ».

En parallèle à cette approche théorique par le biais du DIU, j’ai choisi d’effectuer un stage de six mois sur le Pôle Psychiatrie Précarité du Centre Hospitalier Alpes Isère (1). Le temps de stage était réparti de la manière suivante : 7 demi-journées sur la Permanence d’Accès au Soins de Santé (PASS)/ Équipe Mobile de Liaison Psychiatrie Précarité (EMLPP) de Grenoble et 3 demi-journées sur un CMP de Grenoble. Sur la PASS, je recevais essentiellement des « migrants précaires » dont un grand nombre était des demandeurs d’asile. Il s’agissait, pour moi, d’apprendre à connaître ces personnes que l’on ne voit que peu ou pas dans le système de soins.

Assez rapidement au début de mon stage, du fait de la reprise de la file active de l’interne m’ayant précédé, j’ai été confrontée à des demandes de certificats médicaux. On peut rapidement replacer cette demande dans le contexte actuel de gestion des flux migratoires où la politique d’immigration est de plus en plus restrictive avec une « vision désormais manichéenne : victimes ou menteurs » (2). Le nombre de personnes obtenant leur statut de réfugié est relativement faible en comparaison au nombre de demandes d’asile déposées chaque année. De fait, « la réduction de l’accès au statut de réfugié s’est traduite par une augmentation importante de la demande de certificats auprès des médecins. Il s’agit de répondre à la souffrance d’une personne dans un Etat qui cherche à réduire l’accès sur le territoire. (…)

Publications similaires

L’asile en personnes

exclusion - accompagnement - asile - accueil - sans-abris

Claudine FARINA - Année de publication : 2008

Souffrances d’étrangers

hébergement - asile

Pierre BELMANT - Année de publication : 2001

Défendre l’esprit de la Convention de Genève

migration - asile - accueil