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Syndrome de Diogène, le grand écart : du respect de la personne au respect des règles

Aline POTHIER - inspecteur de Salubrité, Service de la Santé Publique et des Handicapés, Ville de Marseille
Bérengère LATIL - responsable de Division, Service de la Santé Publique et des Handicapés, Ville de Marseille

Année de publication : 2014

Type de ressources : Rhizome

Rhizome n°51 – Actualité et sens de l’accompagnement au logement (Janvier 2014)

Le Service de la Santé Publique et des Handicapés de la Ville de Marseille a en charge l’application des règles en matière d’hygiène publique et de salubrité. À ce titre, il met en œuvre les pouvoirs de police généraux du maire en matière d’hygiène en application de l’article L2212 du Code Général des Collectivités Territoriales et les pouvoirs de police spéciaux du Préfet en matière d’insalubrité en application du Code de la Santé Publique.

Les agents du service, assermentés par le juge, effectuent donc des constats sur le terrain au domicile suite à des plaintes reçues et établissent des mises en demeure ayant pour objectif la réalisation de travaux permettant de mettre fin aux désordres constatés.

Dans le cadre de ses missions, il arrive parfois que certaines plaintes arrivent au service relatant des problèmes d’incurie dans le logement et des nuisances engendrées par le mode d’occupation de personnes souvent décrites comme « hors normes » (bruit, odeurs, prolifération de nuisibles…). Ayant généralement atteint les limites de leur tolérance à accepter une situation qui perdure depuis longtemps, les plaignants, qui sont souvent les voisins, assortissent leur plainte d’une notion d’urgence à intervenir pour faire cesser les nuisances.

Or, la plupart du temps, le simple rappel de la réglementation en matière d’hygiène ne suffit pas pour régler le problème et ne constitue donc pas une réponse adaptée à la souffrance psychique de la personne en situation d’incurie ni à celle des personnes qui la subissent.

Le Service de la Santé Publique et des Handicapés de la Ville de Marseille, sensibilisé depuis plusieurs années à cette question de l’incurie dans l’habitat, a développé, depuis 2008, des partenariats autour de la thématique de la santé mentale. L’objectif étant une prise en charge coordonnée et concertée de la personne dans le respect des prérogatives de chacun des acteurs.

Ce travail en réseau permet des partenariats larges mettant en lien des acteurs tels que la police sanitaire de la Ville, la psychiatrie, la police nationale, les services sociaux,… dont la rencontre paraissait au départ improbable(1). (…)

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