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L’impact de l’informel dans le travail infirmier en psychiatrie

Jean-Paul LANQUETIN - Infirmier de Secteur Psychiatrique, Praticien chercheur en Soins Infirmiers GRSI ; Centre Hospitalier de St Cyr au Mont d’Or (69) et Centre Hospitalier du Vinatier (69).

Année de publication : 2013

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES

Rhizome n°49-50 – Reconnaître l’invisible, gouverner l’imprévisible (Octobre 2013)

L’informel dans les soins et les pratiques infirmières en psychiatrie, comme élément de spécificité, constitue un thème incontournable du (des) métier(s). Nos motivations et notre intérêt à entreprendre et conduire une démarche de recherche sur ce thème de l’informel dans les soins se sont appuyés sur deux constats déterminants du contexte spécifique de l’exercice des infirmiers en psychiatrie.

Un double constat

Le premier constat tient à l’absence ou l’insuffisance de recensement de ce réel de l’activité, entendu ici dans l’écart entre ce qui est demandé à l’infirmier, le registre est ici du côté du prescriptif et ce que cela lui demande. Ce dernier registre convoquant alors la question du « comment ? ».

L’informel se manifeste de manière privilégiée, particulièrement dans le cadre de l’hospitalisation « temps plein », dans l’écart conséquent entre activité réelle et activité prescrite, puis entre activité réelle et ses modes de saisie et enfin entre soins programmés et actions non programmées. Ces dernières zones discrètes d’activité informelle, ces « dessous du soin » peuvent représenter jusqu’à 50 % du temps « non identifié », particulièrement en unité d’hospitalisation temps plein.

Certaines études, qui évaluent la répartition des soins, entre soins directs et activités d’autre nature, donnent des chiffres supérieurs ; 72% du temps pour Michel Nadot (1), 66,5% pour M. Estryn-Behar (2) et 60,8% pour l’IGAS (3). (…)

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