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Précarité – Psycho gériatrie au Sénégal :Attention aux pièges

Ousseynou KA - Médecin Gériatre spécialisé en Santé Publique Directeur du Centre de Gérontologie et Gériatrie de la Ville de Dakar, Sénégal Enseignant à l’Université de Bambeye “UFR Santé et développement Durable” Dakar, Sénégal

Année de publication : 2012

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES, Gérontologie

Rhizome n°46-47 – Compétence en humanité précaire et passage de relais (Décembre 2012)

Après l’obtention de notre diplôme de Doctorat en Médecine en 1991, la Ville de Dakar nous proposa des bourses de spécialisation en France et le Directeur nous rappelait que ces spécialisations devraient répondre aux préoccupations des populations en s’intégrant dans les programmes nationaux de santé. La plupart de mes camarades avaient opté pour la cardiologie, la médecine interne, la radiographie, l’anesthésie-réanimation… toutes ces demandes avaient reçu l’accord de principe des autorités ; mais moi j’ai été convoqué parce que j’avais choisi de me spécialiser en gérontologie et gériatrie. Le directeur me demanda si je ne m’étais pas trompé parce qu’il n’a jamais entendu parler de cette spécialisation. La gérontologie, Monsieur le Directeur, est une discipline qui étudie tous les aspects du vieillissement (sociologie – habitat – médecine – culture…), la gériatrie est la médecine des personnes âgées, ce qu’est la pédiatrie pour les enfants et la psycho-gériatrie pour l’étude des problèmes psychiatriques de cette catégorie de population. Sa réaction était : « Docteur pourquoi se spécialiser dans ce domaine alors que la population est à 60% constituée de jeunes et que la priorité sanitaire est orientée vers l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant. De plus les personnes âgées sont bien intégrées dans les familles qui les prennent en charge et les solutions préconisées dans les pays développés (maisons de retraite – centres d’hébergement…) ne peuvent être appliquées dans nos pays puisqu’elles sont financièrement impossibles et culturellement inadaptées ». Deux ans après qu’une bourse de formation m’ait été accordée, j’ai obtenu mon diplôme de Capacité de Gérontologie en 1995 à la Fa c u l t é d e Mé d e c i n e d e l’Université Pitié Salpêtrière en France. Durant cette formation alternant théorie et pratique, j’ai eu à effectuer des stages dans des structures pour personnes âgées et à ma grande surprise, tous les patients avaient en plus de leur traitement des « antidépresseurs », « somnifères », « tranquillisants »… (…)

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