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De la paillasse au divan – Commentaires à partir du texte de Jean-Pierre Bourgeois

Joëlle ROCHETTE-GUGLIELMI - Maître de Confèrence associée, Psychanalyste SPP

Année de publication : 2012

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Psychologie

Rhizome n°43 – La mondialisation est un déterminant social de la santé mentale (Janvier 2012)

Discussion du texte de Jean Pierre Bourgeois

De la paillasse au divan ou la trajectoire neuropsychanalytique

Le texte de J.P Bourgeois appelle quelques commentaires de néophyte que je vais développer ici dans un pêle-mêle qui tente de croiser la question scientifique avec celle de l’inconscient et du socius. Je cite votre résumé

« Le cortex cérébral du nouveau-né humain produit des dizaines, voire des centaines, de millions de synapses, à chaque seconde. Ce “big bang” synaptique, commencé vers 2,5 mois avant la naissance, est très robuste au début car gouverné par des gènes insensibles à l’environnement. Avant la naissance ces réseaux synaptiques, encore immatures mais déjà parcourus par une activité spontanée, deviennent capables de propager aussi des activités évoquées par l’environnement. De nouveaux gènes codent alors pour des protéines synaptiques ouvrant des périodes critiques d’hypersensibilité des réseaux à cet environnement. Cette synaptogenèse intense va se prolonger jusqu’à la 3ème année postnatale, et sera suivie d’autres vagues de synaptogenèses se succédant jusqu’à la fin de la puberté et au delà pour les fonctions cognitives supérieures. Des déprivations précoces expérimentales induisent des altérations synaptiques visibles jusque dans la vie adulte. Les périodes critiques au cours des synaptogenèses ouvrent l’inscription épigénétique de l’histoire de l’individu dans l’affinage des formes et des fonctions de ses neurones. Cette ouverture épigénétique, maximale dans le cerveau humain, est la source de notre très grande adaptibilité cognitive, de notre créativité, mais aussi de nos fragilités. Elle nous offre désormais aussi une palette de solutions thérapeutiques. » (…)

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