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Mesures éducatives, mesures répressives, qu’en est-il aujourd’hui ?

Muriel EGLIN - Juge des enfants à Bobigny, Membre de l'association française des magistrats de la jeunesse et de la famille

Année de publication : 2010

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Sciences politiques, TRAVAIL SOCIAL

Rhizome n°38 – Pourquoi les adolescents inquiètent-ils les adultes ? (Avril 2010)

Justice des mineurs : une approche globale de l’enfance et de l’adolescence

La justice des mineurs s’est construite entre 1945[1] et 1958[2] autour de l’action des juges des enfants, qui véhiculent les valeurs que la société veut transmettre aux jeunes. Elle procède, tout comme la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), d’une approche globale de l’enfant qui n’est pas réduit à ce qu’il a commis ou subi mais considéré à partir de ses besoins et de ses difficultés. Elle est fondée sur l’idée qu’une personne, fût-elle parent défaillant ou jeune délinquant, peut changer si l’occasion lui en est donnée. Le juge des enfants exerce une double compétence civile et pénale auprès des enfants et adolescents en danger et auteurs d’infractions. Cette particularité en fait une instance particulièrement adaptée pour traiter les problématiques adolescentes, qu’elles se manifestent par des conflits, des conduites à risque, du repli ou de la violence sur soi-même ou contre autrui.

En matière civile, le juge des enfants peut prononcer des interventions éducatives à domicile ou confier l’enfant en danger à un tiers, établissement, particulier ou service de l’aide sociale à l’enfance. Contraint par la loi à revoir périodiquement ses décisions, il peut les modifier au fur et à mesure de l’évolution de la situation, jusqu’à ce que le danger cesse et que son intervention ne soit plus nécessaire. En matière pénale, il intervient à la demande du procureur de la République pour apporter une réponse à un acte de délinquance commis par un mineur[3]. (…)

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