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Les « adodifficiles » : un problème public interinstitutionnel

Christian LAVAL - Sociologue ONSMP
Bertrand RAVON - Sociologue MODYS-CNRS, Maître de conférences Université Lumière Lyon 2

Année de publication : 2010

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Sociologie

Rhizome n°38 – Pourquoi les adolescents inquiètent-ils les adultes ? (Avril 2010)

De la même manière qu’Isabelle Stengers[1] notait qu’il n’y a que des usagers en lutte, on peut avancer que le traitement public de l’adolescence n’identifie que des adolescents en difficulté. Une reprise généalogique[2] de cette action publique sur les trente dernières années fait apparaître une ronde ou un serpentin de dispositifs variés. Nous présentons ici et succinctement quelques caractéristiques de ces « machines » à faire voir et à faire parler l’adolescence en difficulté.

Par définition, un dispositif vient prendre en charge un problème que l’institution qui en est chargée habituellement n’arrive plus à traiter. S’agissant de l’adolescence, le repérage des types de difficultés (l’adolescent en danger, l’adolescent délinquant, l’adolescent toxicomane, la jeune personne anorexique, le jeune en décrochage scolaire, etc.) est indissociable de la mise en avant de telle ou telle préoccupation institutionnelle. Le problème public de l’adolescence se construit par enchaînement progressif de dispositifs de prise en charge, lesquels sont variés et le plus souvent indépendants les uns des autres.

Avec l’allongement de l’adolescence, qui va aujourd’hui de l’entrée au collège jusqu’à la stabilisation des jeunes adultes dans la vie sociale, professionnelle, voire familiale, les préoccupations relatives à l’adolescence se sont multipliées, de l’extension de la prise en charge des problèmes de santé (tout particulièrement en santé mentale) à celle des problèmes d’insertion sociale, scolaire et professionnelle. Dit autrement, les adolescents difficiles seraient aujourd’hui caractérisés par l’étirement dans le temps de leurs difficultés, lesquelles sont de plus en plus hétérogènes. (…)

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