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Le recours à l’hospitalisation doit rester rare dans le parcours de l’adolescent

Thierry ROCHET - Responsable de pôle, coordinateur de la FIPAR (Fédération Inter-Hospitalière de Psychiatrie de l’Adolescent du Rhône), Service Hubert Flavigny, CH le Vinatier, Bron

Année de publication : 2010

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES, Pédopsychiatrie

Rhizome n°38 – Pourquoi les adolescents inquiètent-ils les adultes ? (Avril 2010)

La souffrance psychique des enfants et des adolescents n’a été reconnue que très progressivement au cours de l’histoire. La pédopsychiatrie, très alimentée par les théories psychodynamiques s’est surtout développée dans une activité sectorielle extrahospitalière. Les expériences de l’hospitalisation des adolescents, restées longtemps limitées, ont vu leur développement durant les années 90, vivement encouragées par les organismes tutélaires, mais non sans certaines réticences liées à la crainte d’une reproduction des institutionnalisations du passé.

La particularité du soin en pédopsychiatrie est que la demande explicite émane peu des patients, mais plutôt de leur entourage proche, la famille, ou des institutions intervenant auprès de l’enfant ou de l’adolescent (école, services sociaux voire judiciaires). La place du médecin généraliste est particulièrement importante dans cet itinéraire du fait de sa connaissance de l’histoire familiale. Dans la grande majorité des cas, le soin psychique relève d’une prise en charge ambulatoire, en libéral ou dans les secteurs de pédopsychiatrie qui peuvent garantir une continuité de l’organisation des soins et des liens.

Le recours à l’hospitalisation doit rester rare dans le parcours de l’adolescent. Ce n’est jamais un geste anodin, c’est un acte uniquement médical, non dénué d’un risque de iatrogénicité. Bien souvent, les références nosographiques ne sont pas suffisantes pour l’indiquer. La survenue d’un épisode délirant, d’une cachexie anorexique ou d’une crise suicidaire chez un adolescent déprimé, sont des indications claires. Mais il est nécessaire de prendre également en compte des répercussions d’une affection sur l’environnement, en particulier familial, des facteurs de personnalité, de la capacité de l’adolescent à prendre soin de lui-même et de l’entourage à exercer une contenance et une attention suffisante. (…)

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