Vous êtes ici // Accueil // Publications // Rhizome // Rhizome n°37 – De l’exil à la précarité contemporaine, difficile parentalité (Décembre 2009) // Situations des mineurs errants en Afrique au regard des perturbations des premières relations

Situations des mineurs errants en Afrique au regard des perturbations des premières relations

Olivier DOUVILLE - Psychanalyste et anthropologue, Laboratoire CRPM Paris 7

Année de publication : 2009

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Psychologie, Anthropologie

Rhizome n°37 – De l’exil à la précarité contemporaine, difficile parentalité (Décembre 2009)

La pensée psychanalytique, toujours soucieuse d’une anthropologie fondamentale qui dépasse les contraintes des monographies ethnologiques, vise l’horizon universel des rapports de cet être parlant, sexué et mortel qu’est l’homme aux lois fondatrices de son humanité.
Il n’empêche, il existe une pluralité d’expressions locales de cette culture « universelle » et nous rencontrons dans nos institutions d’accueil et de soin des sujets marqués par des symboliques de l’alliance, de l’appartenance et de la filiation, qui ne sont pas toutes équivalentes.

De plus, le lien « mère-enfant » peut être compris, même si c’est aller un peu vite, comme étant le lien où les enjeux de transmission des processus d’humanisation sont le plus à l’épreuve. A qui appartient l’enfant ? Que représente-t-il ? Quelle place joue-t-il dans le symptôme maternel ? Mais aussi et encore dans toute la gamme de représentations de l’ici et de l’ailleurs ? Quels lieux culturels, politiques et psychiques occupent-ils ces deux-là que sont mère et enfant, auquel de ces lieux l’enfant, ce représentant de la génération qui vient, est voué ou dédié, non sans paradoxes ou conflits ? Telles sont des questions qui se bousculent dans nos écoutes, nos soins, nos pratiques.

L’enfant et l’ancêtre ou lorsque le groupe ne fait pas médiation entre la mère et le nouveau-né

Andreas Zempleni et Jacqueline Rabin ont mis au jour une catégorie qui fait aujourd’hui florès dans certains cercles parisiens, « l’enfant-ancêtre ». Pour ces deux auteurs, nourris d’une culture méthodologique en anthropologie conséquente, il s’agit de respecter les termes coutumiers, cet enfant sera nommé « Nit Ku Bon » soit « l’enfant qui part et qui revient » [1].
Mettons les points sur les « i ». Zempleni, un anthropologue, découvre qu’autour de certains enfants qui posent problème par leur mutisme, une étiologie traditionnelle est mobilisée. On dit: c’est l’esprit d’un mort, d’un ancêtre, qui revient. (…)

Télécharger l’article en version PDF

 

Publications similaires

Se retirer pour survivre

clinique - exclusion - psychanalyse - insertion

René ROUSSILLON - Année de publication : 2017

Masculin/féminin dans une unité de soins pour enfants et adolescents

psychanalyse - adolescence - enfance - femme

Corinne EHRENBERG - Année de publication : 2003

Le psychologue en Psychiatrie, l’accompagnement de tous les changements

psychanalyse - accompagnement - professionnalité