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La victimité, émergence d’un processus et d’un dispositif

Pascal PIGNOL - Psychologue, Cellule de Victimologie, Service du Dr Jago, CH Guillaume Régnier, Rennes
Loïck M. VILLERBU - Professeur de Psychopathologie et Criminologie, Directeur de l’Institut de Criminologie et Sciences Humaines, Membre de l’Equipe d’accueil 22-42, Université de Rennes 2

Année de publication : 2009

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Psychologie, Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES

Rhizome n°35 – La clinique change-t-elle? (Juillet 2009)

Une approche controversée

Ce n’est pas sans certaines controverses que la victimologie est en passe, si ce n’est déjà fait, de constituer une branche à part entière de la psychologie et de la psychiatrie, tant du point de vue psycho-dynamique que du point de vue des dispositifs d’interventions[1] ; controverses dont on ose espérer qu’elles ne doivent leur intensité qu’à certains malentendus tenant entre autres choses :

  • à ses premiers questionnements autour de la « culpabilité versus responsabilité » de la victime et de son rôle dans l’acte accidentel ou infractionnel [2];
  • à une méconnaissance des conditions historiques et anthropologiques sur le fond desquelles ce souci pour le fait victimal (la victimité) s’est formé[3],
  • à l’usage, insuffisamment explicité, de termes importés du champ du droit à celui de la psychologie, comme celui de précisément de victime[4], pouvant laisser accroire à un manque total de distance critique à l’égard de ce qui ne serait qu’une forme de consumérisme ou d’infantilisme, d’autres diraient de populisme.

Du premier point l’on dira brièvement que la question a valu moins par les réponses qui y ont été apportées que par la différenciation heuristique que son analyse critique et son dépassement ont permis entre mode opératoire et mode de vie, modus operandi et modus vivendi, responsabilité juridique et responsabilité psychique, culpabilité psychologique et culpabilité juridique, ainsi qu’une réflexion renouvelée et refondatrice d’un point de vue clinique sur le « couple pénal ». (…)

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