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Logique administrative et logique de soin : une opposition à tenir

Jean-Paul SEGADE - Directeur Général du CHU de Clermont-Ferrand

Année de publication : 2008

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES

Rhizome n°30 – Traverser la confusion (Mars 2008)

Dans le débat sur la maîtrise des dépenses de santé, il est parfois facile d’opposer une logique administrative, budgétaire et comptable, par définition contraignante et bureaucrate, d’une logique de soins humaine, optimale, et répondant aux besoins. Ce débat n’est pas propre au milieu hospitalier, et, étudiant en finances publiques, j’avais eu à méditer cette adage célèbre, caractéristique des finances classiques « il y a des dépenses, il faut les couvrir ».

Force est de constater que le milieu hospitalier reproduit ce principe « il y a des besoins, il faut les financer », qui correspond à un vieux débat sur les finances publiques, reprenant sans le savoir, la formule attribuée à J. Bodin en 1576 « les dépenses publiques sont toujours une bonne chose, cela fait circuler l’argent ».

Inversement, dès l’apparition d’un contrôle démocratique (J. Bodin justifiait, par cette maxime, la dépense royale), la question de la pertinence de la dépense, et donc de l’impôt, s’est posée (article 1 de la constitution des US, article 13 de la déclaration des droits de l’homme).

L’hôpital reproduit ce débat, toute dépense ou proposition de dépense n’est pas « a priori » justifiée et selon la formule d’un des fondateurs des finances publiques, Gaston Jèze, « la dépense publique ne peut avoir pour objet que l’utilité publique ». (…)

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