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Un groupe de parole dans le Beaujolais

Pierre AURAY
Géraldine DEPLANCHE
Nicole THIVARD - Assistants sociaux de la MSA du Rhône.

Année de publication : 2007

Type de ressources : Rhizome - Thématique : TRAVAIL SOCIAL, PUBLIC PRECAIRE

Rhizome n°28 – Ruralité et Précarité (Octobre 2007)

Prendre en compte l’aspect humain de la crise économique que rencontrent les viticulteurs du Beaujolais, est la spécificité de l’action « Parler pour rebondir », débutée en novembre 2006, et mise en place par des assistants sociaux de la Mutualité Sociale Agricole du Rhône, dans le cadre de leur mission d’accompagnement des personnes en difficulté.

La crise que traverse le secteur viticole n’est pas seulement économique ou professionnelle. Elle touche aussi à l’aspect humain qu’il faut prendre en compte. D’une part, elle est un choc culturel qui bouleverse valeurs, traditions, comportements; elle demande de prendre en compte les liens de famille, l’individualisme, l’attachement à la terre et à la transmission du patrimoine. Et d’autre part, elle est aussi un traumatisme humain, se traduisant par un mal-être, un sentiment d’impuissance, une culpabilisation et un repli sur soi. Cette crise se confronte aux parcours et à l’histoire personnelle.Elle génère des difficultés à s’exprimer et à parler de ce qui se vit. La culture du monde agricole, où le travail est essentiel, explique qu’il soit difficile pour cette population d’appeler à l’aide et les situations, quand on les connaît, sont très dégradées. Ces difficultés deviennent un frein à la capacité à rebondir, à se redynamiser autour d’un projet.Face à ce constat, la mise en place de groupes de paroles est apparue comme une réponse adaptée. Il s’agit, sans négliger le traitement politique, professionnel et technique, de « remettre de l’humain » dans cette crise comme nous disait un viticulteur, parce que tout simplement « parler, ça fait du bien ». Trop souvent, ils se taisent car ils se sentent exclus, remis en cause dans leurs capacités. Ils se considèrent comme des « mauvais » qu’il faut éliminer. (…)

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