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Les Espaces Conviviaux Citoyens

Martine DUTOIT - Directrice Advocacy France

Année de publication : 2007

Type de ressources : Rhizome - Thématique : TRAVAIL SOCIAL

Rhizome n°26 – Ordonner le réel sans stigmatiser (Mars 2007)

Depuis 2001, l’association Advocacy France a créé des Espaces Conviviaux Citoyens[1] (ECC), participant ainsi à faire reconnaître le Groupe d’entraide mutuelle[2] comme une forme d’auto-organisation des personnes ayant des problèmes de santé mentale efficiente en matière de lutte contre l’isolement, l’exclusion, la stigmatisation, en un mot contre la discrimination.

Les personnes qui poussent la porte de l’Espace Advocacy sont souvent des personnes assignées dans des espaces figés : l’espace privé qui les renvoie à leur solitude, l’espace des lieux de soins qui les renvoie à leur dépendance, l’espace public dont elles sont exclues. L’entraide mutuelle n’est pas l’assistance, c’est avoir souci de l’autre et attendre en retour la même attention C’est ainsi que les participants ont pu décrire cet espace alternatif où les personnes disent elles-mêmes ce dont elles ont besoin, un espace où se crée ce dont les gens ont besoin pour sortir de la dépendance aux institutions.

Dans les Espaces Conviviaux Citoyens, l’association Advocacy développe des collectifs de personnes qui se revendiquent usagers de la Santé Mentale. Ils construisent, de fait, des contre-étiquetages collectifs en retrouvant la possibilité d’être citoyen dans la cité en faisant valoir leurs droits, en prenant des responsabilités, en autogérant des lieux d’accueil et de projets pour lutter contre l’isolement, la mésestime de soi.

Des activités et des ateliers

Ils sont présents dans chaque ECC et ont un champ d’application très varié : ateliers de musique, ateliers créatifs (théâtre, arts plastiques, jardinage, cuisine) mais aussi plus « réflexifs » (philosophie, atelier d’écriture, rédaction d’un journal). Leur particularité essentielle réside dans le fait qu’ils sont co-animés par des usagers. Il ne s’agit que de désirs, de plaisir et non d’activités thérapeutiques ou de cours visant la maîtrise de techniques ou d’outils. (…)

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