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La clinique psychosociale confrontée au « trouble de voisinage »

Benoît EYRAUD - Sociologue CERPE Lyon, Doctorant CEMS-EHESS, Paris

Année de publication : 2007

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Sociologie, TRAVAIL SOCIAL

Rhizome n°29 – Le voisinage et ses troubles (Décembre 2007)

Depuis près d’une décennie, l’ONSMP-ORSPERE définit la clinique psychosociale comme l’apparition et la prise en compte de la souffrance psychique dans les lieux du social. Cette notion rend ainsi compte des évolutions dans les pratiques et modes d’intervention de différentes institutions sanitaires et sociales. La recherche-action en cours, intitulée « troubles de voisinage, la part de la santé mentale », s’est donné comme objectif de « mieux comprendre ce qui différencie des pratiques favorables et des pratiques antagonistes de la santé mentale dans des situations de troubles de voisinage ». Cette recherche contribue aujourd’hui à éprouver l’usage de cette notion de clinique psychosociale dans des domaines d’intervention élargis, à savoir ici la gestion des relations de voisinage.

Ce sont les implications du choix de cet objet d’enquête qui sont discutées dans cet article, à partir de deux interrogations. La première consiste à se demander si les principes de la clinique psychosociale sont féconds pour analyser les différentes pratiques de régulation des relations de voisinage. La seconde questionne le choix de cet objet « troubles de voisinage » comme révélateur de problèmes de santé mentale, au regard de l’évolution de cette catégorie comme outil opérationnel et juridique.

Ces questions seront travaillées à partir de la présentation d’une situation révélatrice des conséquences de l’enquête sur l’objet observé. Cette situation est parvenue aux enquêteurs comme représentative des difficultés posées par des troubles de voisinage. Au fil du récit, il est pourtant difficile de saisir les troubles concernés. L’analyse de l’écart entre ce qui était attendu et le type de situation recueillie permettra de comprendre les implications du choix de cette catégorie « troubles de voisinage » comme objet de l’enquête. (…)

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