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Création d’un Service d’appui « Santé Mentale et Exclusion Sociale »

Alain MERCUEL - Psychiatre, Chef de Service, Hôpital Sainte-Anne, Paris

Année de publication : 2005

Type de ressources : Rhizome - Thématique : PUBLIC PRECAIRE

Rhizome n°20 – Pratiques d’accompagnement (Septembre 2005)

Le Service d’Appui « Santé Mentale et Exclusion Sociale » est le résultat d’une pratique initiée depuis plus d’une décennie et basée sur le constat d’une inadéquation entre le système de réponses proposées par les structures psychiatriques et les problématiques des personnes en situation de grande précarité.

L’objectif de cette approche particulière, par une équipe issue des secteurs, est de s’adapter à un public singulier sans pour autant contribuer à en augmenter la stigmatisation. Conserver les apports du dispositif sectoriel et ne pas créer de structures de soins spécifiques pour ces populations a pu être possible grâce à une dynamique de plusieurs secteurs et de l’établissement : Unité Fonctionnelle rattachée initialement à un Secteur puis étoffée par deux autres secteurs, autonomisée et transformée en octobre 2003 en service à part entière.

Le service est intégré dans une pratique de réseau créé fin 1999 par la DDASS de Paris. Il comprend un versant social (ensemble des associations ou institutions publiques accueillant les personnes en grande précarité) et un versant médical composé de cinq équipes rattachées aux hôpitaux psychiatriques parisiens, du CPOA (Centre Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil situé dans le Centre Hospitalier Sainte Anne et assurant en urgence l’accueil et la consultation 24h/24), de l’équipe du Réseau « Souffrances et Précarité » basé à l’hôpital Esquirol à Saint-Maurice.

Le SMES est donc l’une de ces équipes mobiles « psychiatrie-précarité » assurant une psychiatrie de liaison dans la cité, interface opérationnelle entre des institutions sociales de cinq arrondissements parisiens (5ème, 6ème, 14ème, 15ème, 16ème) et les services de psychiatrie qui leur sont rattachés. De par ses missions d’accès au droit commun, le service n’est pas doté de lits d’hospitalisation ou de possibilités d’hébergement. (…)

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