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« Masculinisation » des adolescentes des quartiers populaires

Stéphanie RUBI - A.T.E.R. au Département des Sciences de l’Education. Université Victor Segalen. Bordeaux 2. Chercheuse au L.A.R.S.E.F. et à l’Observatoire Européen de la Violence Scolaire.

Année de publication : 2003

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Sciences de l'éducation

Rhizome n°11 – La souffrance est-elle sexuée ? (Avril 2003)

Le questionnement autour des conduites déviantes ou délictueuses des mineures des quartiers populaires se tourne actuellement vers la notion de « masculinisation » des comportements féminins. Si les premiers événements médiatisés en 1998 sur le « gang des filles » de Toulon semblaient exceptionnels, nous assistons depuis sur la scène publique, sporadiquement, à des faits semblables. Or, cette forme de délinquance, ces conduites violentes ne sont pas sans rappeler la délinquance d’exclusion. Denis Salas et Olivier Mongin[1] la distinguent des deux autres formes de délinquance, initiatique et pathologique, qui ont donné lieu à l’ordonnance de 1945. La délinquance d’exclusion se caractérise par la dimension collective de ses actes et par le fait qu’elle provient de territoires relégués, fortement ancrés dans la précarité.

Depuis 1997, nous travaillons sur les questions de socialisation juvénile, des conduites déviantes et délictueuses des adolescentes des quartiers populaires sur plusieurs villes (Bordeaux, quartiers nord de Marseille, Paris intra-muros)[2]. Nous avons appliqué une méthodologie variée, basée sur des observations ethnographiques dans les quartiers, accompagnée d’entretiens de recherche, ainsi que de l’analyse statistique des réponses au questionnaire de l’Enquête Nationale sur la Violence Scolaire dirigée par le Professeur Eric Debarbieux, à laquelle plus de 10 000 élèves ont participé.

Nous avons ainsi eu l’opportunité de rencontrer des adolescentes désignées par leurs pairs ou par les adultes de leur entourage comme « déviantes » ; « posant problème » ; « crapuleuses » pour reprendre le terme marseillais…  (…)

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