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La question de la transparence dans la prise en charge « pluri-institutionnelle »

Serge COMBALUZIER - Maître de Conférences en Psychopathologie, UFR de Psychologie, Université de Rouen.

Année de publication : 2003

Type de ressources : Rhizome - Thématique : SCIENCES HUMAINES, Psychologie

Rhizome n°13 – Transparence, Secret, Discrétion (Octobre 2003)

Pendant longtemps, j’ai exercé dans deux centres d’hébergement et de réinsertion sociale, dans une clinique spécialisée dans les troubles liés à l’alcool et dans une équipe de psychologues assurant des soutiens psychologiques au domicile de patients séropositifs en très grande souffrance, physique, psychologique ou sociale. Cette pratique m’a confronté au quotidien à la question de la transparence et du secret car il n’était pas rare que les prises en charge, dans ces différents secteurs, se succèdent.

Le positionnement que j’ai adopté avec mes patients, comme avec mes collègues de travail, a toujours été de jouer la carte de la transparence, dans le sens d’énoncer des règles claires[1] : j’ai toujours dit à mes patients, lorsqu’ils risquaient de me rencontrer dans l’un ou l’autre des dispositifs, que j’y intervenais, leur proposant, s’ils le souhaitaient, d’assurer la continuité du suivi psychologique ; par contre, j’ai toujours dit à mes collègues de travail que je ne dirai rien concernant les autres suivis.

Concernant le VIH, le secret est de règle. Il est même sous-tendu par des dispositifs légaux. Mais, concernant la précarité, aucun texte de loi n’interdit de dire de quelqu’un qu’il est pauvre. Le code de déontologie des psychologues permet d’asseoir une pratique. Dans les principes généraux qu’il définit en Titre I, il est précisé que « le psychologue préserve la vie privée des personnes en garantissant le respect du secret professionnel, y compris entre collègues. Il respecte le principe fondamental que nul n’est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même », y compris la situation sociale. (…)

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