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Psychiatrie publique et réseaux de santé mentale

Pierre LARCHER - Direction Générale de l’Action Sociale (DGAS)

Année de publication : 2002

Type de ressources : Rhizome - Thématique : Psychiatrie, SCIENCES MEDICALES

Rhizome n°10 – La psychiatrie publique en questions – 3ème volet : Au milieu du gué (Décembre 2002)

D’aucuns pensent que le réseau, préconisé par le Plan gouvernemental de santé mentale du 14 novembre 2001, est l’avenir de la psychiatrie publique car, au lieu de se fixer comme le secteur sur un territoire, il permet de suivre l’individu là où il va, quand il est en bonne santé (moment de la prévention par l’action sur les déterminants extra sanitaires) et quand il est en souffrance psychique ou en décompensation d’une psychose. Il permet une interdisciplinarité avec les élus, les travailleurs sociaux, les médecins généralistes ou spécialistes divers libéraux ou hospitaliers, les autres professionnels de santé… en pleine complémentarité, sans être dans une relation hiérarchique. Le seul territoire qu’il connaisse est celui des personnes qu’il couvre de son aile. Sa réactivité par rapport à n’importe quelle institution est incomparable, parce que l’interdisciplinarité lui permet d’affiner son diagnostic beaucoup plus vite que ne peut le faire un service quel qu’il soit.

Pourtant, le réseau a des faiblesses qui ne peuvent même pas faire envisager qu’il puisse se substituer au secteur. D’abord, il est fragile :

Pour être efficace, il repose sur le volontariat de ses membres, qui peut éventuellement être incité, mais jamais commandé : il implique un changement des pratiques, l’acceptation de se mettre sous le regard des autres, d’être leur égal et non leur chef, la reconnaissance de ses limites et le recours à d’autres, ce qui est évidemment un facteur déstabilisant dans un premier temps. S’il est vrai que, secondairement, ceux qui y ont spontanément goûté y renoncent difficilement, il est incontestable que tous les professionnels n’ont pas le goût en même temps de tenter cette épreuve. (…)

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